Réunion du groupe de travail de la CES sur la construction d’une mobilisation au niveau européen

Réunion animée par Esther Lynch et Lorenzo Repetti pour la Confédération Européenne des Syndicats

Organisations présentes lors de cette première réunion du groupe de travail :

  Italie : CGIL ; UIL ; CISL
  Espagne : CCOO ; USO
  Belgique : FGTB ; CSC ; CGSLB
  France : CGT ; CFDT
  Lituanie : LPSK

Dans la continuité des débats de son comité exécutif réuni les 15 et 16 octobre, dans l’objectif de mettre sous pression la Commission et les Etats membres de l’UE et de lutter contre les politiques d’austérité mises en oeuvre au niveau européen et dans les différents pays, la CES propose de construire un processus de mobilisation en deux phases : novembre-décembre avec des mobilisations dans chaque pays, mises en visibilité par la CES avec un recensement centralisé et une campagne de communication ; à l’horizon mars/avril, construction d’une mobilisation coordonnée au niveau européen dont les modalités restent à définir.

Il s’agit d’une première réunion en groupe de travail, qui sera suivie d’au moins une autre avant de nouveaux débats en comité exécutif.

Les organisations belges sont à ce stade concentrées sur leurs échéances nationales, avec différents mouvements de grève en cours de déploiement d’ici la fin 2024 (30 000 manifestants du secteur public à Bruxelles ce jour ; journée de grève unitaire le 11 décembre).
Un processus national pourrait s’enclencher sur une base mensuelle (tous les 13 du mois) à partir de janvier.
Sur la mobilisation européenne en 2025, les organisations belges estiment qu’il est encore trop tôt pour se déterminer, la FGTB se déclarant cela dit ouverte sur le principe.

Pour l’Italie
La CGIL, rejointe globalement par l’UIL, fait état de plusieurs mobilisations sectorielles dans la période (fonction publique, éducation, métaux, transports) et d’une grève générale programmée le 29 novembre (appel commun CGIL-UIL). La CGIL est très favorable à une action européenne en 2025, sous une forme décentralisée et propose notamment l’idée d’une heure de débrayage de manière simultanée en Europe.
La CISL estime elle qu’il faut attendre de voir ce que fera la Commission et essayer la voie de la négociation avant d’organiser un processus de mobilisation.

Pour la France
La CFDT fait état de possibles mobilisations à venir dans le secteur public et est très prudente sur une mobilisation au plan européen, en se déclarant peu favorable à une formule décentralisée.

La CGT fait état du contexte (vague d’austérité dans le public et vague de licenciements dans le privé notamment dans l’industrie), de probables mouvements sociaux à venir dans le public, de la décision de la CGT d’appeler à une journée de mobilisation sur l’industrie en décembre, et de sa recherche constante d’unité (exemple du communiqué commun interpro sur retraites).
Elle se déclare très favorable aux propositions de la CES, en appuyant notamment l’idée d’une action en semaine, à caractère décentralisée avec dans l’idéal une date commune.

Pour l’Espagne
Les camarades présents évoquent principalement le contexte national marqué par les inondations meurtrières. Les CCOO se déclarent favorables à une action européenne coordonnée en mars/avril.

Les camarades de Lituanie sont favorables au principe d’une action coordonnée.

Une nouvelle réunion du groupe de travail est prévue le 21 novembre et la CES enverra d’ici là un document de travail exploratoire sur les modalités possibles de l’action coordonnée du printemps prochain.
A noter : parmi les mots d’ordre évoqués par la SG de la CES figure un moratoire sur les licenciements ; la possibilité d’une action le samedi ou le dimanche est explicitement écartée.

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *