➢ En 2024, les entreprises du CAC 40 ont versé 98,2 milliards d’euros à leurs actionnaires, soit une hausse de plus de 40% en trois ans. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des travailleuses et des travailleurs a quant à lui diminué de près de 4% entre 2021 et 2024.
➢ Alors que le Premier ministre François Bayrou a annoncé lors de sa déclaration de politique générale qu’il souhaite arrêter de surcharger en impôts et cotisations sociales les multinationales françaises, ces chiffres démontrent au contraire qu’il est urgent de mieux répartir les richesses produites. Pour cela, l’État doit commencer par rétablir la justice fiscale en taxant davantage les profits réalisés par les grandes sociétés du CAC 40.
➢ En parallèle à cela l’enjeu de la hausse des salaires est pleinement d’actualité, en revendiquant un partage des richesses créées plus favorable au monde du travail. Pour cela, les propositions de la CGT sont claires : augmenter le SMIC à 2000 euros bruts mensuel, augmenter de façon automatique toutes les grilles de salaires dans les branches, les entreprises et les administrations dès lors que le Smic est réévalué, c’est-à-dire rétablir l’échelle mobile des salaires, augmenter le point d’indice dans la fonction publique pour rattraper toutes les années de gel, ou encore arrêter les exonérations de cotisations qui enferment les travailleuses et les travailleurs dans des trappes à bas salaires.